Je jette ma télé par la fenêtre ?
J' eu le temps penser là-bas..au loin...perdue au bout du monde.
Sans radio, sans journal, sans amis pour vous tenir au courant...
Sans un son, sans images, sans influence...
Je n' ai jamais autant haïs la télé que là-bas, je ne la regardais déjà pas ici depuis une quinzaine d' années...et …il y eu " La société du spectacle " de Debors, 1967, le visionnaire et ces phrases que j' ai lu il y a peu de Christian Bobin qui en parle si bien. Je n' ai pas resisté à vous en faire part. Je le laisse dire avec ses mots ce que je pense. Si nous l' avons pensé d' une commune conscience, alors nous devons être bien nombreux à refuser le pire :
" les journalistes de télévision font pitié avec leur manque de coeur- cette maladie du temps qu' ils ont héritée du monde des affaires : parlez-moi de Dieu et de votre mère, vous avez une minute et vingt secondes pour répondre à ma question. Un ami à vous, un philosophe passe un jour là-dedans, dans la vitrine souillée d' images. On lui demande de venir pour parler de l' amour, et parce qu' on a peur d' une parole qui pourrait prendre son temps, peur qu' il n' arrive quelque chose, parce qu' il faut à tout prix qu' il ne se passe rien que de confus et de désespérant-c ' est à dire moins que rien-, en raison de cette peur on invite également vingt personnes, spécialistes de ceci, expertes en cela, vingt personnes soit trois minutes la personne. La vulgarité, on dit aux enfants qu' elle est dans les mots. La vraie vulgarité de ce monde est dans le temps, dans l' incapacité de dépenser autrement que comme des sous, vite, vite, aller d' une catastrophe aux chiffres du tiercé,...je saute quelques lignes sinon personne n' ira jusqu' au bout du texte...allons à l' essentiel . La télévision contrairement à ce qu' elle dit ne donne aucune nouvelle du monde. La télévision c 'est le monde qui s' effondre sur le monde, une brute geignarde et avinée, incapable de donner une seule nouvelle claire, compréhensible. La télévision c'est le mode à temps plein, à ras bord de souffrance, impossible à voir dans ces conditions, impossible à entendre. Tu es là, dans ton fauteuil ou devant ton assiette, et on te balance un cadavre suivi du but d' un footballeur, et on vous abandonne tous les trois, la nudité du mort, le rire du joueur et ta vie à toi, déjà si obscure, on vous laisse chacun à un bout du monde, séparé d' avoir été si brutalement mis en rapport - un mort qui n' en finit pas de mourrir, un joueur qui n' en finit pas de lever le bras, et toi qui n' en finit pas de chercher le sens de tout ça et on en déjà à autre chose, dépression sur la Corse. Alors. Alors qu' est ce qu' il faut faire avec la vieille gorgée d' image torchée de sous ? Elle est de plus en plus folle, malade à l' idée qu' un jour elle ne pourra plus séduire. Elle est là et ne bougera plus. Un monde sans image est aujourd' hui impensable. Il y aura toujours des jeunes dynamiques pour la servir (!). Il faut laisser le bas aller jusqu' au bas, laisser la décompositon organique du monde se poursuivre. "
Je vous laisse à sa lecture " L' inespérée " Christian Bobin
Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. Albert Einstein
Quelques decennies nous separent de cette phrase. Il y eu l' Holocauste, le Ruanda, l' ex-Yougalsvie...et ce que la télé nous enseigne est qu' aujourd' hui on sait, mais cela n' empêche rien. Le pire de l' humanité est toujours en marche à chaque minute et la télé ne change rien à cela, elle ne fait que le servir. Soyons attentif !
Le voyage m' enseigna le cynisme du monde. Ce qui arriva a Einstein en est un exemple. Il fut un des hommes les plus pascifiste de son temps et ces mêmes hommes qui agissent pour le pire, transformèrent son invention en bombe atomique ! De quoi s' tirer une balle, non ?
A bientôt, n' hésitez pas à laisser un commentaire.